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lundi 23 mars 2015

MISSING LINKS - No bullshit no boo-boo CD (1995)

Comme l'air était plus ou moins à discutailler de l'évolution des groupes, en voici un de bel exemple en la personne des Missing Links (ceux de Nancy, encore un nom de groupes à éviter pour ne pas tomber dans les oubliettes du net vu la flopée d'homonymes).
Si il est plutôt facile de dénicher des exemples de groupes qui ont commencé par jouer avec leurs burnes pour petit à petit se dépoiler et finir torses nus dans un clip sur MTV, en voilà un qui a décidé de faire l'inverse. Après un premier EP résolument rock dès 1988 (le résolument les plaçant quand même plutôt du côté des Real Cool Killers que de Telephone...), s'en suit soit un break soit une traversée du désert avant qu'on ne les retrouve 6 ans plus tard dans un registre bien plus punk-rock avec notamment le split partagé avec les Wet Furs. Sacrée (et belle de mon point de vue) évolution qui permettait au groupe de s'intégrer parfaitement à une scène française en pleine expansion portée entre autres par les Burning Heads.
Et bien les Missing Links en décideront tout autrement. Quand sort cet album, on est déjà surpris de les retrouver sur une des tentacules du label Boucherie (même si on sent bien que les gaziers du label commençaient à sentir le vent du rock alternatif tourner, s'intéressant ainsi à d'autres scènes à l'avenir moins incertain). La surprise est d'autant plus grande encore à la première écoute, le punk énergique ayant laissé place à une sorte de hardcore mi-tempo teinté de riffs métal.
Alors moi je dis déception au-delà de la surprise mais on ne va pas discuter les goûts ici, la musique n'appartenant après tout qu'à ceux qui la font, et je peux toujours me consoler par le graphisme de la pochette qui pourrait alimenter bien des discussions...
Ah, et la cerise sur le gâteau est quand même cette émission (certainement locale) où le François de Boucherie fait la réclame de ses nouvelles recrues, en prime un interview et des extraits live du groupe (ça commence à environ 2'35 pour ceux qui ne veulent pas supporter le 1er groupe...).

Band from the East of France who started playing a sort of power rock, then getting punk and finally released this album definitively hardcore.




Télécharger / Download : MISSING LINKS - No bullshit no boo-boo CD


jeudi 12 mars 2015

HARD-ONS - The worst of... LP (1988)

Deux partout, balle au centre. Les blogs n'étant pas forcément faits pour cela (les débits de boissons me semblent bien plus appropriés d'autant plus que lorsque l'on boit entouré et non tout seul, on se sent beaucoup moins alcoolique...), c'est sur ce "worst of..." que va se clôturer cette joute musico-picturale avec l'ami Deathbürger, joute qui je l'espère se sera transformée pour certains en "Semaine des Hard-Ons", manière plutôt ludique de réécouter, et là je rejoins le père Sto, le meilleur groupe australien de tous les temps. Car même si de mon côté l'histoire s'est plus ou moins arrêtée lors de la première dissolution du groupe, il n'en reste pas moins au bas mot 4 albums mémorables et une multitude d'EP qui, si ils ne réjouissent pas les yeux de tout le monde, feraient redresser n'importe quelle paire d'oreilles.
Et revenons justement deux minutes sur les oreilles, grandes et rondes de préférence. Parce que si l'on a réussi à démontrer que derrière chaque dessin du bassiste Ray il y avait toujours un message profond, une critique acerbe de notre monde moderne, et bien évidemment un petit clin d'oeil à nos amis métalleux (tut tut tut, j'en entends déjà certains qui protestent contre ma conclusion...) , reste tout de même une interrogation : pourquoi cette fixette sur le monde merveilleux de Mickey ?!
Les disciples doltoniens s'empresseraient d'évoquer une enfance traumatisée par un hypothétique viol collectif au Disneyland de Melbourne, d'autres complotistes un simple contrat marketing juteux entre la firme américaine et le trio Sydnéen. Et j'en vois même au fond qui seraient prêt à lever le doigt pour parjurer que le pauv' Ray n'est qu'un incapable tout juste bon à décalquer les fiches vacances prévues à cette effet dans les éditions Spéciales Eté des Super Picsou Géant Magazines.
Bref, pas sûr qu'aucun d'entre nous n'ait envie de relancer le débat alors gardons plutôt les 3 jours restants de cette semaine spéciale pour s'écouter une dernière fois en boucle le meilleur des Hard-Ons (et en l'occurence ici le pire) avant de les oublier une fois de plus quelques mois durant...

Collection of songs from 84 to 87 from the best Australian punkers.




Télécharger / Download : HARD-ONS - The worst of... LP



mercredi 11 mars 2015

HARD-ONS - The girl in the sweater EP (1986)

Je sais ce que vous allez me dire, quel est l'intérêt de poster cet EP alors que les 2 titres qu'il contient se retrouvent sur la compilation éponyme de 1987 ?... ben déjà, certains n'ont pas cette compilation et je sais pas vous mais ça devient la jungle pour trouver des liens pour télécharger, puis valides, puis qui ne pointent pas sur des serveurs plus que relous où il faut bien souvent s'inscrire. Remarque il suffit de l'acheter cette compil, elle est chopable à 10€ mais bon, c'est la crise m'sieurs dames... ou alors être un peu patient parce que je vais bien finir par la mettre sur ce bloug.
Non, si je poste cet EP aujourd'hui c'est pour répondre aux calomnies déversées par un certain bloggeur que je ne nommerai pas, on est plus en 1940, m'enfin si quelqu'un insiste... personne ?!... bon, donc je ne nous dirai pas d'aller chez Deathburger pour vérifier à quel point on se moque sans vergogne des dessins de Ray.
Car oui, certain(s) n'aime(nt) pas l'art pictural du bassiste des Hard-Ons !... et n'y voi(en)t pas la critique acerbe de la scène métal montante qui pourtant saute aux yeux !! Prenons l'exemple ci-dessous. Le groupe grimé en hard-rockeurs FM déchaînant leur haine envers le sexe opposé en mutilant cette pauv' gothique.
Comment ne peut-on pas voir la moquerie envers tous ces adolescents boutonneux qui ont à peine vu la lumière du jour durant des années, ayant passé la plupart de leur temps à répéter leurs gammes dans leur chambre afin d'espérer un jour faire partie d'un groupe de reprises d'Iron Maiden ? Devenus associables, impuissants devant dame nature, les parties génitales atrophiées par des pantalons taillant deux pointures de moins, ils n'ont plus que leurs instruments pour tenter de donner du plaisir autour d'eux. Tout le symbolisme de Ray transpire dans cette femme offerte qui n'obtient en retour que souffrance et humiliation.
Et le pied de nez est total au dos de la pochette. Regardez-nous pauv' métalleux, nous les punks, c'est 13 à la douzaine qu'on en a des filles, on ne sait même plus quoi en faire (p't'être les emmener faire un tour chez le coiffeur... moi j'dit ça...).
Bref, un simple bout de carton 18x18cm fallant mieux que de beaux discours... regardez-là cette pochette, encore et encore, et osez ensuite me dire quelle est de mauvais goût !!

Second EP from the best Australian punkers.
This post is a response to the Deathburger blog owner who is unable to admit that Ray drawings are a beautiful critique of the metal scene... Don't blame him, he begins to be old and senile !!




Télécharger / Download : HARD-ONS - The girl in the sweater EP


mardi 3 mars 2015

EXIT CONDITION - Bite down hard EP (1988)

J'avais découvert Exit Condition avec leur LP "Days of wild skies", unique album de ce combo qui pour moi avait toute sa place au côté des HDQ période "Sinking". Même style de riffs mélodiques typiquement british sur un tempo soutenu. On peut dire que la ressemblance ne s'arrête pas là puisque leurs parcours musicales semblent avoir pris un peu le même chemin. Cet EP est en effet à l'image de ce que faisait HDQ à ses début, c'est-à-dire un hardcore beaucoup plus sans concession.
En même temps, c'était un peu le lot de beaucoup de groupes de cette époque pour qui le style se peaufinait petit à petit. Ch'sais pas vous, mais j'ai l'impression que c'est beaucoup moins le cas actuellement. Je n'ai pas vraiment d'exemples de combos récents ayant sortis quelques prods bien hardcore avant de prendre un virage plus mélodique. Sans dénigrer les zicos de hardcore (ça serait mal venu de ma part), je conçois très bien que lorsque l'on à 16 ans et que l'on tient un instrument dans les mains depuis quelques mois seulement c'est plus facile de commencer par ce style... enfin, je conçois... je concevais plutôt parce que lorsque l'on voit aujourd'hui ce que sont capables de faire une bande de branleurs encore en pleine puberté, je ne peux qu'adhérer à la théorie de l'évolution. Je ne veux pas non plus dire par là que le hardcore serait au bas de l'échelle de l'évolution (ça me rappellerait trop mes vieux qui considéraient ce que j'écoutais comme étant de la "musique de singes"...), et de toute façon, je ne sais pas plus ce que je voulais dire.
Pour en revenir à Exit Condition, on peut rajouter que comme tout groupe de punk anglais respectable, Boss Tuneage a réédité, compilé (plus ou moins bien) leur discographie ce qui permet de rattraper le temps perdu pour pas trop cher (un peu plus cher que de télécharger ça sur le net mais quand même moins que de choper tous les originaux, même si dans le cas présent, les prix ne se sont pas envolés).
Allez, j'avais mis un seul lien hypertexte dans ce post, donc pour ceux qui voudrait voir ce que cela donnait en concert fin 80...

First EP from the semi-legendary british hardcore band Exit Condition.




Télécharger / Download : EXIT CONDITION - Bite down hard EP